• Laurie D.

Les femmes bisexuelles sont-elles plus libres?


Mélusine Vaglio, autrice de l’ouvrage « Bi : les femmes qui aiment les hommes… et les femmes » interroge la bisexualité chez les femmes célèbres du siècle passé et de notre époque : actrices, chanteuses, peoples. En effet, elle observe une attitude de défi envers les codes sociaux et d’expression de soi par la libération du cadre normé.





Observant les frasques de certaines femmes connues, Mélusine Vaglio interprète le choix d’une bisexualité comme étant une volonté de sortir du lot, de faire ses propres choix en tant que femme, d’aimer non plus un genre mais un être humain, peu importe son genre. C’est une manière également de s’opposer à la norme, au mariage hétérosexuel, en le vivant parfois en parallèle malgré tout.


Par exemple, l’actrice de l’entre-deux guerres, Marlene Dietrich, qui a vécu une ambiguïté d’amour toute sa vie : étant mariée à Rudi Sieber, et mère d’une fille, Maria, elle s’est éprise de nombreuses femmes, souvent célèbres, indépendantes et libres, dans une recherche d’amour d’elle-même. Ayant grandi dans un univers plutôt féminin, c’est naturellement qu’elle se tourne vers les femmes, en masculinisant son propre style vestimentaire, d’une manière scandaleuse pour l’époque.


Un second exemple est la sulfureuse Madonna, issue d’une famille nombreuse et ayant perdu sa mère jeune, elle se forge un caractère indépendant tel qu’elle l’énonce elle-même :


« Je suis forte, ambitieuse, et je sais exactement ce que je veux.

Si cela fait de moi une garce, okay. ».


Elle est sans complexe et expérimente très jeune l’homosexualité. Lors de sa vie maritale avec Sean Penn, elle a une histoire avec l’actrice humoriste Sandra Bernhard juste avant leur divorce. Par après, elle aime défier les convenances, s’afficher ouvertement avec des femmes homosexuelles et défendre la liberté artistique. Féministe, elle combat la liberté sexuelle par la provocation.


Angelina Jolie quant à elle divorcera avec Jonny Lee, son premier mariage, en étant éprise d’une actrice nippe-américaine au look androgyne, Jenny Shimizu :


« Je me serais probablement mariée avec Jenny si je ne l’avais pas déjà été avec Jonny.

Je suis très libre avec ma sexualité. »


Ayant mal vécu le divorce de ses propres parents et l’absence de son père, Angelina a besoin de se faire remarquer et adopte des comportements rebelles imprévisibles. Elle ne supporte pas les hypocrisies d’Hollywood et a besoin, dès le début de sa carrière, d’être honnête et de dire avec vérité ce qu’elle vit :


« Pour moi, ça ne fait aucune différence d’être attirée par un homme ou une femme. »


Angelina est définie comme instinctive, amorale, qui aime défier l’autorité, libre, insoumise et pourtant saine d’esprit. Ultra féminine, son caractère est celui d’une battante à l’énergie virile. Son parcours atypique et sa sexualité anti-conventionnelle veulent montrer qu’il est important pour elle de pouvoir être qui elle souhaite être, avec la personne de son choix, sans considération de genre, de sexe ou de couleur de peau.


Aujourd’hui, la bisexualité des peoples est devenue courante, acceptée et mise en avant dans l’actualité des stars. La notion de « fluidité » expliquant désormais cette nouvelle évolution de la sexualité : nous changeons, nous grandissons, nous évoluons et notre sexualité aussi. L’amour souhaite être vécu simplement, sans enfermement, sans étiquette, sans un genre ou un interdit. Et Simone de Beauvoir de nous dire, déjà à son époque :


« En soi, l’homosexualité est aussi limitante que l’hétérosexualité : l’idéal devrait être de pouvoir aussi bien aimer une femme qu’un homme, n’importe, un être humain, sans éprouver ni peur, ni contrainte, ni obligation. »


En conclusion, la bisexualité semble faire partie d’une spécificité issue d’un caractère libre, d’un génie artistique féminin, qui les rendent différentes des autres. Cette exploration de leur sexualité libérée des codes leur permet dès lors une libération créative dans d’autres sphères de leur vie. Elles assument leur part masculine, se mettant à l’équivalence de l'homme.


Et dans un couple ? Me direz-vous. Dans un espace de réelle rencontre de soi et de l'autre, pourquoi ne pas énoncer ses désirs, ses envies ? Et voir comment cela peut se réaliser - ou non - avec respect et bienveillance entre les partenaires, dans les limites et les besoins de chacun.


Françoise Giroud nous permettra de conclure que :


« Une femme libre, c’est celle qui a la faculté de choisir sa vie. »




Pour aller plus loin : Mélusine Vaglio, « Bi : les femmes qui aiment les hommes… et les femmes », Editions Elith, 2017


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