• Laurie D.

La solitude du célibataire en confinement

Un.e célibataire vivant seul.e peut vivre le confinement comme une véritable épreuve de solitude. En effet, le réseau social qui d’habitude permet de nous sentir entouré.e n’est plus là physiquement pour les étreintes bienveillantes, compensant bon-gré mal-gré le manque d’intimité relationnel amoureux. Par ailleurs, le télétravail n’arrange rien puisque l’arrêt du plaisir des interactions humaines sur le lieu de travail peut provoquer également un isolement moral, psychologique et physique encore plus grand. Surtout lorsque nous sommes pleinement épanouis dans un travail de sens. Une diminution du temps de ce travail, moteur de vie, peut provoquer une perte de sens qui se rajoute au sentiment de solitude.




Ce sentiment de solitude est tout à fait légitime, et il n’y a pas à se comparer aux couples et aux familles. Une personne vivant sans colocataire et ne partant plus chaque matin au travail peut vivre une grande solitude émotionnelle et physique, et c’est tout à fait normal et compréhensible. Il n’y a pas à se justifier ni à minimiser ce vécu et ces sensations qui sont bien réelles, présentes et par moment très fortes. Que faire alors pour mieux vivre ce temps de confinement sans verser dans la dépression ou la folie ? Plusieurs éléments peuvent aider dans ce processus : tout d’abord, garder un contact audio/visuel numérique journalier avec des proches : amis, famille, collègues. Par appel téléphonique ou vidéo conférence, permettant d’entendre la voix de quelqu’un, et de voir son visage, ses expressions et utiliser soi-même ses propres cordes vocales. En effet, ne pas parler à quelqu’un pendant plusieurs jours peut faire perdre le sens du lien humain, car les outils numériques sont principalement écrits et donc plus « virtuels », déconnectant de la réalité. N’oublions pas que l’être humain est « un animal social » comme disait Aristote. C’est-à-dire qu’il a besoin d’être en lien avec ses semblables pour être heureux, préférant largement des liens toxiques à aucun lien du tout… Ensuite, accueillir et exprimer ses émotions, accepter de les vivre, les légitimer, leurs donner une place en soi et vis-à-vis d’une personne à l’écoute non jugeante qui comprend votre vécu avec empathie. Cette étape peut également se faire avec un.e thérapeute professionnel.le, même en consultation à distance. Comme autres possibilités d’expression, nous avons l’écriture d’un carnet intime, dessiner, crier, chanter, pleurer, taper sur les coussins,… tout ce qui permet de lâcher la tension liée à la crispation émotionnelle. Un des avantages dans le fait de laisser vivre l’émotion, c’est qu’elle ne restera pas coincée dans notre mémoire cellulaire. Elle ne se cristallisera pas, nous permettant de rester en bonne santé, au contraire de si elle est niée ou refoulée.


En outre, une fois exprimée, l’émotion est moins vive, elle prend moins de place et elle permet une ouverture du cœur qui soulage, qui permet « d’être » sans souffrance. Cela atténue également le besoin de contact humain, puisque étant mieux connectés à nous-même, les autres ne sont plus l’unique source de notre bien-être. Et pourquoi pas aussi s’aider d’une huile essentielle ou de fleurs de Bach adéquates pour la situation ? Puis permettre de s’offrir des joies simples de la vie quotidienne, ritualiser des moments pour les rendre vivants et consistants, de soi à soi. Par exemple, faire un apéro le soir pour fêter sa journée, seul.e ou en rendez-vous virtuel, marcher en pleine présence dans la nature, se poser au soleil et se nourrir de cette énergie chaleureuse, s’offrir un carré de chocolat et le manger en pleine conscience, méditer chaque jour pour se (re)connecter à son corps et à l’énergie de son cœur, se faire un auto-massage avec une huile parfumée, s'offrir un orgasme en solo chaque soir (voir le post précédent sur les bienfaits de l’orgasme),… en résumé, se donner tout l’amour que l’on souhaiterait recevoir d’un.e autre. Enfin, profitons de cette période pour regarder en face nos propres blessures d’abandon, de dépendance affective (voir les posts sur les blessures d’enfances et traumas intra-utérin) et autres schémas relationnels déséquilibrés, pour en ressortir plus stable, plus fort.e, grandi.e de cette traversée forcée de la solitude. Transmutons notre énergie de manque de l’autre en énergie d’abondance de soi, de connexion profonde au principe de Vie. Offrons-nous dès aujourd’hui une attitude de gestion émotionnel et mental saine dont notre prochaine relation amoureuse bénéficiera certainement !


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