• Laurie D.

Le mystère du coup de foudre dévoilé par la psychogénéalogie

Dr Salomon Sellam, médecin et psychosomaticien français a découvert, durant ses consultations, que beaucoup de « coups de foudre » pouvaient s’expliquer par la psychogénéalogie, démystifiant par là les fameuses « rencontres d’âmes », les « retrouvailles karmiques » ou autre « flammes jumelles » qui peuvent nous avoir fait rêver. Selon lui, nous aurions une attirance forte, avec ou sans électricité, lorsque nous retrouvons un membre de notre famille à travers une autre personne. Cela peut s’expliquer par les dates, les prénoms et les traits unaires.


En effet, en observant les dates de décès ou de naissance, il remarque que les deux personnes ayant vécu un coup de foudre « retrouvent » une personne liée par les dates à un membre de leur famille. Les dates dont il faut tenir compte sont au nombre de quatre pour chacun de nous : le mois et le jour de naissance, additionnés de 3 mois qui donne la date de conception, additionnée de 3 mois qui donne le point de vie, additionné de 3 mois qui donne le point gisant, sans jamais tenir compte de l’année. Toute rencontre amoureuse « foudroyante » est probablement liée à l’une de ces dates ou à celles d’un frère, sœur, père, mère, grand-parents qui ont eu une importance dans notre vie, en positif ou en négatif. Par exemple, si je suis né.e un 15 février, toute personne dont une de ses dates correspond à l’une de mes dates, à savoir le 15/02, 15/05, 15/08 et 15/11 à 7 jours près, rejoue quelque chose pour moi. La personne en lien avec le 15/05 ou les quelques jours autour est mon jumeau symbolique puisque sur ma date de conception, le 15/08 est ma/mon complémentaire dans la vie, puisque sur mon « point de vie », et le 15/11 traduit un retour d’une personne décédée de manière tragique, un deuil insurmontable pour le clan/la famille au sens large (enfant en bas-âge, suicide, mort violente,…) puisque sur mon « point gisant ». Vous l’aurez compris, les coups de foudre se situent plutôt au niveau de la date de naissance, de la date de conception ou du point de vie. L’on peut également remarquer des liens transgénérationnels par les prénoms : le prénom de l’être aimé correspond-t-’il complètement ou en partie ou avec la même racine, à celui d’une personne de notre famille ? Si je tombe amoureuse d’un François et que ma mère se prénomme Francine, qui vais-je rechercher à travers l’homme aimé ? Ma mère ou son opposé ? Si ma compagne s’appelle Marcelle et que mon grand-père était un Marcel, je le « retrouve » ou le « ramène » dans la famille à travers ma partenaire. Enfin, les traits unaires ou « cahier des charges de reconnaissance amoureuse » amènent aussi leur explication à ce grand mystère de l’amour. En effet, selon Jacques Lacan, un trait unaire est une caractéristique précise appartenant à une personne précise, qui peut se retrouver chez une autre personne. Par exemple, un signe distinctif correspondant à mon père se retrouve dans mon mari : je juxtapose inconsciemment, le plus souvent, deux personnes différentes. Cela va de l’intonation de la voix, à une pratique sportive, en passant par une passion, un aspect culturel, un parfum, un mode de pensée,… Encodés dans notre inconscient durant notre enfance, ces traits unaires font partie de l’identification parental. Notre enfant intérieur repère celui ou celle qui correspond le mieux au « portrait-robot de la personne idéale » qui possède le plus grand nombre des trains unaires de notre liste ou ses opposés. Et dès qu’une autre personne arrive avec d’autres traits de cette liste, nous tombons amoureux d’elle également. Mais comme personne au monde ne rassemble la totalité exacte de ces caractéristiques parentales assemblées par notre inconscient durant notre enfance, nous sommes voués à de nombreuses déceptions amoureuses… En conclusion, le/la partenaire est choisi par notre inconscient et est là pour nous montrer et nous révéler des parties de nous-même que nous ignorons, et parfois ramener quelqu’un dans le clan familial. C’est moins romantique qu’il n’y paraît, mais dans tous les cas, ce « coup de foudre » nous aide à guérir des blessures de notre enfant intérieur, car au final, c’est lui qui décide encore aujourd’hui !

Pour aller plus loin : Dr Salomon Sellam, « Le sens caché des désordres amoureux : Oedipe et Electre démasqués par les dates », Editions Bérangel SARL, 2014

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